Laura Ford – 2018

Laura Ford est une artiste anglaise née en 1961. Sa passion l’amène, dès ses 17 ans, à l’Académie d’art de Bath ainsi qu’à la Cooper Union School of Art de New York. Des instituts qui comptent Michael Pennie, Richard Deacon, Nick Pope, Anthony Gormley, Peter Randall-Page, Shelagh Cluett et Anish Kapoor comme professeurs. À 23 ans, elle entame un postgrade en sculpture à Londres. Et enchaîne les expositions – en solo ou en groupe – notamment la Biennale de Venise. Ses oeuvres prennent leurs quartiers au Tate, au Victoria and Albert Museum, aux Meijier Gardens, dans divers musées d’art contemporain, ainsi que dans des collections privées. Aujourd’hui, Ford cultive ses racines anglaises; elle habite et travaille à Camden, près de Londres, aux côtés de son mari, le sculpteur Andrew Sabin.

Ses sculptures sont pleines de fantaisie avec, parfois, une touche de cynisme qui vient tutoyer de la tendresse. Avec l’art, l’esthète aborde les questions sociales et politiques, par le prisme de l’humour et par l’observation de la condition humaine notamment. Ses œuvres sont réfléchies, mais ludiques. Elle les crée grâce à un éventail de techniques telles que la sculpture, le dessin, la peinture, les performances ou encore la scénographie. Côté matière, elle oscille entre la force du bronze ou de la céramique et la fluidité du tissu.

Laura Ford au Château de Vullierens, ce sont six chats géants sur deux pattes. L’armée féline, tout en bronze, provient de son important travail pour « Days of judgment » et occupera les terrasses sud, ouvertes pour la première fois au grand public. L’occasion de se pencher sur nos souvenirs, entre imagination et réalité.