Rejoint la collection en 2018

Laura
Ford

Laura Ford, née en 1961,  est une artiste britannique reconnue pour ses sculptures figuratives qui mêlent le fantastique et le quotidien.

Écouter l'artiste

Vue rapprochée de l'un des 6 chats de l'artiste Laura Ford, en bronze.
Vue rapprochée d'une des "Armour Boys" de l'artiste Laura Ford.

Laura Ford se passionne très tôt pour l’art. À 17 ans, elle intègre la Bath Academy of Art puis la Cooper Union School of Art à New York, où elle côtoie l’enseignement de figures majeures telles que Michael Pennie, Richard Deacon, Nick Pope, Anthony Gormley, Peter Randall-Page, Shelagh Cluett et Anish Kapoor. Elle poursuit ensuite ses études à la Chelsea School of Art (1982-1983).

Elle a été exposé dès ses débuts à New Contemporaries (ICA, 1982) et à The Sculpture Show (1983) aux galeries Serpentine et Hayward. Elle participe ensuite à de nombreuses expositions nationales et internationales, dont le British Art Show 5 (2000) et la Biennale de Venise (2005). Ses œuvres sont présentes dans des collections publiques prestigieuses telles que la Tate, le Victoria and Albert Museum, le MoMA Iowa, la Glynn Vivian Art Gallery et le Château de Vullierens. Elle bénéficie également de commandes publiques comme Patient Patients pour l’hôpital Southmead à Bristol (2014) et à l’hôpital pour enfants de Heidelberg (2012).

Son univers, à la frontière entre réalité et imaginaire, s’inspire des souvenirs d’enfance, de l’histoire, de la littérature et des enjeux sociaux ou politiques. Laura Ford mêle fantaisie, humour et douceur cynique pour explorer la condition humaine. Ses œuvres, déclinées en sculpture, dessin, peinture, performance ou scénographie, combinent la force du bronze et de la céramique à la légèreté du textile, alliant réflexion et jeu pour créer des pièces touchantes, surprenantes et poétiques.

Laura Ford

Ford

Deux installations sont présentées aux Château de Vullierens. La première sur les terrasses du Château, Days of Judgment met en scène six figures hybrides aux têtes de chats et pieds de canard. Inspirée de Masaccio, l’installation traduit les angoisses humaines et questionne la société contemporaine face aux crises économiques et sociales. Avec humour et puissance visuelle, cette installation reflète l’approche de l’artiste, qui associe formes animales et symbolique sociale pour inviter à une réflexion sur la fragilité humaine face aux crises. La deuxième installation, Armour Boys, met en scène cinq personnages inspirés des mensurations de son enfant de dix ans. Entre armures médiévales et échos des conflits contemporains, l’installation explore la vulnérabilité, l’appropriation des enfants dans la guerre et les réactions du spectateur, partagé entre l’image de la mort et celle de jeunes soldats épuisés au repos.